Salaire et avantages du bénévolat en 2023 : ce qu’il faut savoir

En 2023, le bénévolat attire un nombre croissant de personnes cherchant à donner de leur temps et de leur expertise sans attendre de compensation financière directe. La question de la reconnaissance et des avantages non financiers devient fondamentale. Bien qu’aucun salaire ne soit prévu pour les bénévoles, diverses formes de récompenses et de bénéfices existent pour valoriser leur engagement.

Face à cet élan collectif, les associations ne se contentent plus de remercier d’un sourire : elles proposent désormais des formations, offrent des certifications, ouvrent des carnets d’adresses. Ce changement de ton n’est pas anodin. Il traduit la volonté de mettre en avant le volontariat, tout en donnant aux bénévoles la juste reconnaissance qu’ils attendent, parfois avec impatience, pour leur investissement.

Le bénévolat repose sur une idée simple : chacun décide, sans pression, de donner de son temps à une cause ou à des personnes, sans percevoir de rémunération. Cette notion, telle qu’élaborée par le Conseil économique, social et environnemental, insiste sur la liberté d’engagement et le caractère altruiste de l’action bénévole.

En France, la loi pose des jalons clairs. Un bénévole ne reçoit pas d’argent pour ses activités, mais il peut être remboursé des dépenses liées à sa mission. Le Conseil d’État intervient notamment lorsque ces activités croisent le chemin du Revenu de solidarité active (RSA).

Voici un exemple concret de ce que prévoit la réglementation :

  • Le Conseil d’État autorise les départements à demander, en contrepartie du RSA, la réalisation d’activités bénévoles, sous des conditions précises pour éviter tout abus.

Cette vigilance vise un objectif clair : protéger les bénévoles contre toute exploitation déguisée et garantir que leur implication reste un choix, non une contrainte.

Absence de rémunération et remboursement des frais

L’absence de paiement est la pierre angulaire du bénévolat. Impossible de confondre cette démarche avec un emploi rémunéré : la frontière est nette. La loi française ne laisse aucune place à l’ambiguïté. Verser un salaire, même déguisé, remettrait en cause le statut de bénévole et ferait basculer la relation dans le champ du contrat de travail.

Cela ne signifie pas que les bénévoles doivent tout assumer : les dépenses engagées dans le cadre de leurs missions peuvent, et doivent, être remboursées si nécessaire. Mais ce remboursement doit suivre des règles strictes. Les frais couverts sont généralement les suivants :

  • Les frais de transport, par exemple les billets de train, l’essence ou les péages
  • Les repas pris lors des missions
  • Les achats de matériel indispensable à l’activité

Pour rester dans les clous du fisc, l’association doit respecter les barèmes officiels et conserver chaque justificatif. Aucun forfait, aucun arrangement approximatif : le remboursement se fait à l’euro près, sur facture. Cette rigueur protège à la fois les bénévoles et les associations contre toute requalification en emploi déguisé.

Reconnaître ces frais, c’est reconnaître l’engagement sans trahir l’esprit du bénévolat. Les associations ont donc tout intérêt à appliquer ces règles à la lettre, faute de quoi le risque juridique et fiscal serait bien réel.

Avantages non financiers du bénévolat

Bénévole ne rime pas avec sacrificiel. En s’engageant sans espoir de salaire, les volontaires récoltent d’autres bénéfices, souvent inattendus. Ces avantages, parfois plus précieux que l’argent, forgent des parcours de vie uniques. Parmi les retombées les plus marquantes, on retrouve :

  • Développement de compétences : Participer à une mission, que ce soit auprès de la Croix-Rouge française ou d’une association locale, permet d’apprendre sur le terrain. De la gestion de projet à la communication, en passant par l’intervention en situation d’urgence, les compétences acquises sont réelles et valorisables par la suite.
  • Réseautage : Intégrer une équipe associative, c’est aussi élargir son cercle de relations. Les liens créés ouvrent parfois des portes inattendues, tant sur le plan professionnel que personnel.
  • Sens donné à l’action : S’investir dans une cause, que ce soit pour lutter contre la précarité ou intervenir à l’international, apporte une satisfaction profonde et durable. Cet engagement nourrit la confiance en soi et l’estime personnelle.

La Croix-Rouge française est un exemple frappant : elle propose des missions très variées, du secours d’urgence à l’aide sociale, en passant par l’action internationale. Ceux qui s’y engagent découvrent des réalités complexes et développent leur capacité d’adaptation. Ces qualités sont souvent recherchées par les recruteurs, ce qui fait du bénévolat un vrai plus sur un CV.

Au-delà de la théorie, les témoignages de bénévoles abondent. Beaucoup évoquent l’impact positif de leur engagement au quotidien, que ce soit pour surmonter des périodes difficiles ou trouver un nouvel élan professionnel. Le bénévolat apparaît alors comme un formidable tremplin, autant qu’une expérience humaine unique.

bénévolat rémunération

Différences entre bénévolat et volontariat

Le bénévolat se caractérise par l’engagement libre d’une personne, sur son temps personnel, dans une action désintéressée tournée vers les autres ou portée par une cause d’intérêt général. Cette vision, portée par le Conseil économique, social et environnemental, insiste sur le caractère non lucratif de la démarche : en aucun cas le bénévole ne peut percevoir un revenu.

Absence de rémunération et remboursement des frais

Pas de rémunération, mais parfois des frais pris en charge. Certaines associations remboursent les dépenses liées à l’activité bénévole, mais ces remboursements sont strictement encadrés. Ils ne doivent jamais ressembler à une rémunération cachée. Les frais concernés sont le transport, les repas et l’achat de matériel spécifique.

Volontariat et indemnités

À la différence du bénévolat, le volontariat inclut une indemnisation. Prenons le Service civique : il s’agit d’une forme de volontariat associatif où l’on perçoit une indemnité chaque mois. Ce n’est pas un salaire, mais un coup de pouce pour couvrir les frais de vie courante. Le volontariat associatif se distingue ainsi par cette prise en charge partielle, qui le rend accessible à un public plus large.

Critère Bénévolat Volontariat
Rémunération Non Indemnité
Frais remboursés Oui Oui
Cadre légal Non lucratif Indemnisation prévue

Le Conseil d’État surveille également l’application du Revenu de solidarité active (RSA) lorsqu’il est associé à des activités bénévoles imposées par les départements, afin d’éviter toute dérive ou confusion entre engagement volontaire et obligation administrative.

Au final, le bénévolat s’impose comme un choix qui ne rapporte pas d’argent, mais offre bien plus : expérience, réseau, sens. La reconnaissance ne se compte pas en euros, mais se mesure dans la richesse des parcours et la force des rencontres. Reste à chacun de décider ce qu’il souhaite construire à travers cet engagement.